Kingunza
Sommaire
Traduction courante
Kingunza: spiritualité initiatique, de tradition Kôngo, pratiquée par des disciples dénommés ngunza.
Singulier, Pluriel
Singulier : Kingunza
Etymologie
Kingunza : du kôngo Ki (énergie qui engage dans un processus, Ngu (vibration fondamentale) et Nza (le plan manifesté, ce qui est promis à une élevation). Etymologiquement Kingunza est l'ensemble des pratiques spirituelles de tradition Kôngo qui concourent à l'élévation spirituelle du plan manifesté.
Il s'agit d'une spiritualité dont l'institution régente est dénommée MBanza Kôngo ya Mazulu, Nsinda Mpandu et dont l'Unique régent est Muanda Kôngo. Les obédiences du Kingunza (minamu) sont organisées en ordres initiatiques constitués de mbongi za kimpeve (loges) dont le fonctionnement procède par des cultes lokela.
Dans les temps de l'ancien Royaume Kôngo dia Ntotela, l'aristocratie spirituelle était entièrement issue du Kingunza.
On distingue actuellement Kingunza kia kikulu qui ne fait référence qu'à la tradition de Kôngo et Kingunza kia nsangi qui procède d'un syncrétisme avec le christianisme.
Synonymes
- Bungunza, Kimpeve kia kikulu.
Exemples de composition
- Kingunza ni muela Kôngo.
- Mâma Mvita Kimpa wenina Ngudi ya Kingunza.
- Mukayulu wa ntete mu Kingunza ni mu nuanina miela mia bantu
Proverbes
Thématiques
Il existe à ce jour un ouvrage intitulé Kingunza ni nki ? publié par Mfumu Kikulu de l'ordre initiatique Mbongi ya Kimpeve mu Tumbula Kingunza mu Nza ya M'vimba, Tâta Mfumu Mpu, Ngoko Antoine.
Cet ouvrage est disponible sur http://www.ngunza.org en libre téléchargement au format pdf.
On trouve dans cet ouvrage une trame générale du Kingunza kia kikulu. Les différents dégrés de l'aspirant ngunza y sont décrits et le rôle du Kingunza dans le devenir de l'Espace vie Kôngo y est décliné.
Ci-après, la préface de l'ouvrage :
Lorsque très récemment, il m’a été donné, d’entendre l’enregistrement d’une séquence du procès de Grenard Matsoua André, j’ai pu renouveler en conscience trois choses :
- Que la hiérarchie spirituelle invisible, depuis les plans intérieurs, pilote assurément et activement le devenir des khemites, en l’occurrence, ceux du Katiopa central (Afrique centrale) ;
- Qu’il est conforme à la Loi que les êtres qui œuvrent pour stimuler la race pour sauver ce qui peut l’être, sont programmés et animés par une énergie qui tient sa source et sa cohésion de cette même Hiérarchie ;
- Que la spiritualité des khemites, dans l’Espace vie Kongo, au même titre, que les autres aspects socio-culturels, dont Aimée Césaire fustige la débilité de traitement dans « Discours sur le colonialisme », a été travestie d’autant plus profondément que le premier Ntotela (Roi dans l’ancien Royaume Kongo) s’est converti au catholicisme en 1498. Cette déviance, sous l’emprise de l’idéologie dominante véhiculée alors par l’aristocratie, a en effet écarté la pratique de la spiritualité Kongo, de son expression optimale. Ce n’est que matérialisme historique.
Pour revenir sur le procès de Mbuta Matsoua, force est de réaliser que la puissance mentaliste qui se dégageait de son propos, et dans le même mouvement, l’expression juste et limpide de son compagnon de prison Mbuta Mundongo au même procès, ont été pour moi l’assurance de l’avènement passé d’êtres préparés, depuis la source intérieure, pour bousculer le système rétrograde colonial de l’époque. Ils étaient tout simplement investis d’une autorité spirituelle, intellectuelle, et sociale programmée. En effet, la réincarnation d’âmes avancées dans un contexte aussi rétrograde ne peut signifier qu’une mission de réveil en conscience : vu-mbu-ka. « Vu », en kongo, est une racine qui a trait au rétablissement par la fonction inverse. On le retrouve dans vu-tu-ka, vu-tu-la, … Et le processus qui traduit le « vu » se dit « mvu ». On le retrouve alors dans « mvu-mbu-kulu » qui n’est autre que le processus de réveil. En d’autres termes, Mama Mvita Kimpa, Tata Simon Kimbangu, Mbuta Matsoua, Tata Simao Toko, et bien d’autres encore moins médiatisés, ont été programmés, les uns et les autres à leurs époques, pour des missions de la dimension de « vu ».
A l’image de ce qui vient d’être cité, le Kingunza, en tant que pratique spirituelle initiatique a subi des influences qui ont engendré une perte de substance catastrophique. Mais la Hiérarchie spirituelle du Kingunza, Nsinda Mpandu, Demeure dans la Maison de Mâ Mpûngu, et dont le Régent est Muanda Kongo, Mfumu Mpandu a permis l’avènement de Tata Ngoko Antoine, Nkoyi Lukanda, Mfumu Kikulu du Temple Spirituel de la Voie Ngunza Universelle, Mbongi ya Kimpeve mu Tumbula Kingunza mu Nza ya Mvimba, pour corriger et sauver ce qui peut l’être. Depuis son statut initiatique et son « dimbu » (sceau spirituel ngunza) de Mfumu Mpu, aidé de son groupe kharmique, il a la charge, sous l’Autorité de Nsinda Mpandu, de dynamiser le motif qui fait le son, la lumière et la couleur du Kingunza en tant qu’expression khemite du NGUM, traduction appropriée du « Verbe », pour la conquête d’une universalité en alignement avec les primes initiations de Khemi (Egypte antique nègre). La mission est très rude comme pour d’autres avant lui.
L’ouvrage de Tata Mfumu Mpu, Ngoko Antoine Nkoyi Lukanda, « Kingunza ni nki ? » est l’une de ces pièces maîtresses dont l’effet structurant agit comme une lumière sur le Sentier du « discipulat » ngunza. Cet ouvrage éclaire à la fois les bena kongo profanes du point de vue du Kingunza et les aspirants ngunza eux mêmes. Il affirme le statut ngunza, de nouveaux serviteurs du monde, en tant qu’ils sont appelés à faire affluer dans la conscience des khemites des énergies qui les conduisent spirituellement dans la dimension du « vu ». Il les engage dans une dynamique de processeurs spirituels initiatiques de la vie de la planète et donc de contributeurs incontournables de l’évolution de l’humanité. La prophétie force dit : « Mu Mbanza Kongo mbo mu duka bima bia nzenza bi tuadisa nza », « de l’Espace vie Kongo il sortira des réalisations qui influenceront l’évolution de la planète ».
Tata Mfumu Mpu, Ngoko Antoine Nkoyi Lukanda, offre avec cet ouvrage une chance de réalignement des ngunza et des bena kongo avec leur source informante, celle là même qui gère les équations kharmiques des bena kongo. Il s’agit, en fait, d’un alignement avec l’Institution dénommée Nkulu Mbimbi, Nsinda Mpandu, en charge du dessein divin pour la vie khemite. C’est cette institution, Demeure de Muanda Kongo, Mfumu Mpandu, Mfumu ya Nsinda Mpandu, qui assura à l’Egypte pharaonique nègre (khemi), une suprématie plusieurs fois millénaire.
Il se trouve des bena kongo, clairvoyants et comptables d’une claire-audience, qui ne savent même pas identifier les instructeurs de la Hiérarchie ngunza du cinquième règne qui les « coachent » !
Bref, tout en étant une introduction aux enseignements ngunza de Mutsiku wa KABA, la Loi KABA, enseignements connus sous le nom générique de Mazinga Mulolo, cet ouvrage inspiré est une aide à la reconnaissance de cette Hiérarchie aimante et dont le Régent Muanda Kongo, Mfumu Mpandu est le Pont de Lumière des ngunza et des bena kongo vers le Divin, vers le cinquième règne, le règne spirituel.